Cela fait maintenant un peu plus de 4 ans que je suis freelance et dès que j’en parle autour de moi, j’entends souvent la même chose :
« T’as de la chance, moi aussi j’aimerais bien être à mon compte ! »
Moi : « Va savoir ce que la chance a à voir là-dedans et pourquoi tu ne le fais pas si c’est si bien que ça ? »

J’ai aussi souvent droit aux mêmes blagues, encore et encore, qui n’étaient déjà pas très drôles la première fois et, bizarrement, après une centaine de fois c’est toujours pas ça.

Parfois, c’est comme si certain·e·s avaient besoin de nous faire payer leur frustration de ne pas oser tenter l’expérience eux-mêmes. Donc pour mettre les choses au clair et arrêter les fantasmes, voici un point sur les idées reçues concernant le statut de freelance.

 

Les points positifs

1/ Être son propre patron.

Si comme moi tu as un petit problème avec l’autorité, tu vas kiffer. Et même si ce n’est pas le cas, en étant son propre patron on apprend beaucoup sur soi et on acquiert des compétences à vitesse grand V.

2/ Se sentir libre.

En réalité on ne l’est pas totalement (cf le n°1 des idées reçues), mais rien qu’avoir le sentiment de l’être ça vous change une femme et j’imagine que ça vous change un homme aussi.

3/ Pouvoir travailler de n’importe où.

Dans un parc, un café, au bord de la mer, dans un chalet à la montagne… juste besoin d’un ordinateur portable et c’est parti !

4/ Récolter les fruits de son travail.

Quand je travaillais en entreprise, j’ai pu voir que certains salariés étaient à des postes qu’ils n’avaient pas obtenu grâce à leurs compétences, mais plutôt grâce à leur capacité d’endormir tout le monde ou du fait qu’ils soient en possession d’un phallus. En freelance, si on bosse bien ça finit toujours par payer.

5/ Pouvoir adapter son temps de travail.

Quand j’ai envie de me plonger dans mon travail ou de faire tout simplement plus d’argent, j’accepte un tas de projets. Au contraire quand je me sens moins inspirée/motivée ou que j’ai envie de travailler sur des projets personnels, j’en accepte moins.

 

Les points négatifs

1/ La solitude.

Personnellement ça me convient bien parce qu’en dehors du travail j’ai une vie sociale assez riche, mais ça peut ne pas suffire. Certain·e·s décident donc de bosser en co-working, ou de faire partie d’un collectif, ça peut être une très bonne alternative.

2/ La difficulté de séparer vie professionnelle et vie privée.

C’est plus difficile si vous bossez de chez vous. Et encore plus si vous vivez en couple. Le travail sera toujours là, dans un coin de votre tête. Pour se protéger, déconnectez-vous. A partir d’une certaine heure, ne répondez plus à vos emails professionnels ou aux éventuels coups de téléphone.

3/ L’incertitude.

Il y a des mois où, sans qu’on ne comprenne pourquoi, on reçoit beaucoup moins de demandes. Ou bien il peut arriver de perdre des client·e·s qui liquident leur boîte, ou qui veulent simplement changer de prestataire. Il est donc important d’avoir plusieurs client·e·s, de ne pas être dépendant·e d’eux et de se constituer un petit pécule en prévision des mauvais mois.

4/ Les client·e·s qui croient qu’un Freelance vit de reconnaissance et de belles promesses.

« J’ai pas du tout de budget pour ce premier projet, mais si ça se passe bien je vous donnerai plein de boulot après ! » Si j’avais été payée à chaque fois qu’on m’a dit ça je serais rentière.

C’est super chouette de pouvoir travailler de temps en temps sur des projets sympas et/ou associatifs qui ont du sens, même s’ils sont mal rémunérés. Mais quand une entreprise me fait le coup alors qu’on a jamais bossé ensemble, euh… non !
Je vais pas chez mon boulanger en lui disant : « bon, c’est la première fois que je viens ici, mais si vous me faites le pain au chocolat à 15 centimes, promis je reviendrai ! »

5/ Devoir parfois se battre pour être payé·e.

La grande majorité des client·e·s sont réglos, mais de temps en temps on tombe sur des enflures. On a toujours la possibilité de faire une injonction de payer auprès du Tribunal de Commerce pour réclamer son argent, mais ça prend beaucoup de temps donc il faut s’armer de patience. D’autres n’ont aucunes mauvaises intentions, mais sont juste longs à nous rémunérer. Sauf qu’en Freelance, ne pas être payé·e en temps et en heure peut vite devenir très problématique.

 

Les idées reçues et blagues à éviter

1 /

Salarié·e : Tu bosses quand tu veux, si un jour t’as pas envie de bosser tu bosses pas, si tu veux te faire une grasse mat en pleine semaine tu peux.

Alors oui de temps en temps, mais on est quand mêmes obligé·e·s de s’adapter un minimum à nos client·e·s, qui ont des horaires de travail classiques. Si mes client·e·s essaient de m’appeler le matin et que je suis en train de dormir à chaque fois, je pense pas que ça leur plairait. On se doit d’être un minimum réactifs et disponibles pour eux.

2/

Salarié·e : Je peux pas sortir je bosse demain, on est pas tous freelance !

Haha haha hahaha… Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on bosse souvent plus que les salarié·e·s, sans que ça paye forcément sur le moment. Il faut s’armer de patience, donc lorsqu’on entend ça à peu près toutes les semaines, à la longue c’est fatiguant.

3/

Salarié·e : Mais tu penses que tu vas rester Freelance encore longtemps ? Tu penses pas te trouver un vrai travail un jour ?

Je sais très bien que cette phrase part d’un bon sentiment car mes proches s’inquiètent pour moi, sauf que freelance n’est pas un métier, c’est un statut. Nos métiers sont les mêmes qu’on soit salarié·e ou à notre compte, avec plus ou moins de responsabilités et d’autonomie. Ce n’est pas parce que ce statut n’est pas encore bien compris et reconnu en France qu’on doit y renoncer si ça nous épanouit.

4/

En vacances avec un ami.

Ami : Ça doit pas trop te changer du travail les vacances !

Moi : Au moins quand je travaille t’es pas là.

C’est bien connu les freelances n’ont aucun humour ! Plus sérieusement, je pense organiser des stages en immersion pour salarié·e·s sceptiques au statut de freelance. Mêmes horaires, même charge de travail, mêmes responsabilités, mêmes galères… Si tu es intéressé·e, contacte moi par minitel au 3615 PAYETONFREE.

Si tu es freelance et que tu souhaites prolonger ta pause pour ne pas retourner bosser, je t’invite à te rendre sur ces sites qui répertorient les meilleures anecdotes et retours clients :

http://clientsuivant.blogspot.fr

http://piwee.net/1-phrases-insolites-proncees-client-agences-web-260515/phrases-insolite-client-agence-web-9/

http://vmvdefreelance.tumblr.com

http://vismaviedegraphiste.tumblr.com

Je vous écrirais bien une conclusion pour vous dire que le statut de Freelance c’est génial, mais j’ai pas envie alors allez vous faire brosser, moi je rentre à ma maison. Ah non je suis bête, j’y suis déjà, je suis Freelance !

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