Le Seigneur des Anneaux Tome 2 – Les Deux Tours – J.R.R. Tolkien


Publication : 1954

Lu : 14 mai 2019

Où : Train Dreux-Paris, Voiture, Paris

Recommandation : 4/5

Pages : 565







Sommaire

Livre III

  1. Le Départ de Boromir
  2. Les Cavaliers de Rohan
  3. L’Ourouk-Haï
  4. Sylvebarbe
  5. Le Cavalier Blanc
  6. Le Roi du Château d’Or
  7. Le Gouffre de Helm
  8. La Route de l’Isengard
  9. Épaves
  10. La voix de Saroumane
  11. Le Palantír

Livre IV

  1. L’apprivoisement de Sméagol
  2. La Traversée des Marais
  3. La Porte Noire est fermée
  4. Herbe et Ragoût de Lapin
  5. La Fenêtre sur l’Ouest
  6. Le Lac Interdit
  7. Voyage à la Croisée des Chemins
  8. Les Escaliers de Cirith Ungol
  9. L’Antre d’Arachne
  10. Les choix de Maître Samsagace

Carte interactive de l’univers

Dans les livres d’aventure et de fiction, j’apprécie beaucoup les cartes qui indiquent le noms des villes, les montagnes… On retrouve ce même genre de choses dans les sagas telles que Le clan des Otori ou l’Assassin Royal…

Il y a une carte en début de livre mais tout au long de l’histoire on est mêlée à plein de noms de villes et d’éléments géographiques. C’est donc très pratique d’avoir une carte interactive telle que celle-ci : http://lotrproject.com/map/

Cela vous permet de vous y retrouver plus facilement et de mieux comprendre lors de la lecture.

Une forêt vivante

Chacun des 3 tomes du Seigneur des Anneaux se découpent en 2 « livres ».

Dans celui-ci, le premier livre est consacrée au nain Gimli, à l’Elfe Legolas & à l’Humain Aragorn qui retrouvent Gandalf dans la forêt de Fangorn. En parallèle les deux autres Hobbits qui sont capturés par des orcs et s’enfuient dans cette même forêt.

Les deux Hobbits rencontrent un Ent nommé Sylvebarbe parmi les être les plus anciens de l’histoire. Les Ents sont des arbres qui parlent. Avec un peu de recul, c’est fabuleux à quel point Tolkien arrive à donner une âme aux forêts.

Passage qui m’a particulièrement intéressé

Le deuxième livre traite de Sam, Frodon et de Golum. C’est à la toute fin de ce livre (page 516 exactement !) que ce passage existe. Les deux Hobbits ont traversé de nombreuses péripéties et se retrouvent dans un endroit vraiment pas sur avec Golum, leur guide qui est parti justement.

« – Je n’aime rien du tout ici, dit Frodon. Terre, air et eau semblent tous détestables de même. Mais c’est ainsi qu’est tracé notre chemin.
– Oui, c’est vrai, dit Sam. Et nous ne serions aucunement ici, si on en avait su plus long avant de partir. Mais je pense qu’il en va souvent ainsi. Les vaillantes choses dans les vieilles histoires et les vieilles chansons, Monsieur Frodon : les aventures, comme j’appelais ça. Je pensais que les merveilleux personnages des contes partaient à la recherche de ces choses parce qu’il les désiraient, parce qu’elles étaient excitantes et que la vie était un peu terne – que c’était une sorte de jeu, pour ainsi dire. Mais ce n’était pas comme ça avec les histoires qui importaient vraiment ou celles qui restent en mémoire. Il semble que les gens y aient été tout simplement embarqués, d’ordinaire – leur chemin était ainsi tracé, comme vous dites. Mais je pense qu’ils avaient trente-six occasions, comme nous, de s’en retourner, mais ils ne le faisaient pas. Et s’ils l’avaient fait, on n’en saurait rien parce qu’ils seraient oubliés. On entend parler de ceux qui continuaient tout simplement – et pas toujours vers une bonne fin, notez ; du moins pas à ce que les gens qui sont dans l’histoire et pas en dehors appellent une bonne fin. Vous savez : rentrer chez soi et tout trouver en bon état, quoique pas tout à fait pareil – comme le vieux Monsieur Bilbon. Mais ce ne sont pas toujours les meilleures histoires à entendre, si elles peuvent être les meilleures dans lesquelles être embarqué ! Je me demande dans quel genre d’histoire nous sommes tombés.
– Je me le demande, répondit Frodon. Mais je n’en sais rien. Et c’est la manière d’une histoire véritable. Prends n’importe laquelle de celles que tu aimes bien. Tu peux savoir ou deviner quel genre d’histoire c’est, si elle aura une heureuse ou une triste fin, mais ceux qui sont dedans n’en savent rien. Et on ne voudrait pas qu’ils le sachent. »

J’aime bien ce passage car il redonne du courage pour essayer de se créer une jolie histoire et de vivre une aventure. Du moins c’est comme ça que l’histoire peut nous garder en mémoire.

C’est une jolie manière de dire ce que beaucoup de livres de non-fiction américains tentent d’expliquer.

Livre vs. Film

J’ai vraiment passé un très bon moment à lire ce livre. Le film reprends étonnement bien le livre mais accentue les passages sensationnels tel que la bataille du Gouffre de Helm.

Or, dans le livre, les passages les plus intéressant sont ceux avec les Ents et les deux Hobbits, qui vont ensuite aller détruire la tour de Saroumane. Il y a aussi toute la partie « détectives » de Aragorn, Gimli et Legolas qui tente de retrouver ces deux Hobbits. Cela est très rapide dans le film.
Aussi, les discussions de Gandalf qui revient, entre Gandalf et Saroumane et aussi avec le roi Theoden c’est extrêmement puissant.

J’ai hâte de lire le troisième tome !