Bilan carbone – Se déplacer

Lorsque j’ai voulu réduire mon impact carbone, je me suis retrouvé avec tout un tas d’actions à faire et je ne savais pas vraiment par où commencer. Puis j’ai trouvé un concept intéressant. L’idée est de découper les actions envers 4 grands domaines :

  • Se déplacer
  • Se nourrir
  • Acheter
  • Se loger

Cet article Traite de la partie déplacement. Si nous prenons un bilan carbone moyen d’un français (~12 tCO2eq – pour tonnes de CO2 equivalent, c’est à dire que l’on convertit les autres gaz à effet de serre en equivalent tonne de CO2), nous pouvons voir que le transport est le poste le plus important. Il est surtout le plus évolutif, un aller retour long courrier change très fortement la balance.

D’après cet article voici un tableau détaillant les emissions directes et indirectes moyennes d’un français :



Trajet Domicile-Travail

Ma première action la plus révélatrice a été de vendre ma voiture. Bien sur je venais d’arriver à Paris. Mais si je me trouvais dans une autre ville j’aurais fortement considéré l’achat d’une voiture électrique. Au prix de revente de ma voiture plus les aides possibles ça aurait été « abordable ».

Il s’agit là d’un changement de mentalité. Cela veut dire que même si je ne fais pas tout de suite les actions, je les considère pour l’avenir. Il est évident aujourd’hui si je devais m’acheter une voiture que je prendrais une voiture électrique.

J’ai réussi à trouver un premier travail dans Paris. De la même manière, j’ai choisi un logement dans Paris plus cher mais permettant d’avoir moins de temps de transport et surtout de pouvoir y aller en vélo.

Là aussi la composante carbone est rentrée en compte.

Le vélo

J’avais déjà découvert le système Vélib’ en 2008 lorsque j’étais étudiant, et j’en avais donc un bon souvenir.

Le métro est sobre aussi, mais le Vélib’ me permet de découvrir les rues et de faire un peu d’exercice en même temps.

Depuis fin 2015, j’ai changé de travail et j’en suis venu à supprimer mon abonnement navigo (l’abonnement remboursé minimum à 50% par les entreprises permettant de prendre le métro en illimité. Cela revient à 35€ environ par mois tout de même.

La démarche était de réduire le coût de trajet, car le vélib est très accessible, même avec le nouveau système 3,10€ par mois. Soit une économie d’un abonnement Freebox.

Par rapport à avoir son propre vélo, je préfère le Vélib’ qui est pus en accord avec le principe de pertinence et de sobriété d’utilisation.

C’est un réseau partagé de vélo. Je n’ai réellement besoin que d’un vélo en allant au travail et en revenant et pour faire quelques autres déplacements. La plupart du temps dans ma journée je n’en ai pas besoin donc autant qu’il serve à quelqu’un d’autres. C’est d’ailleurs la réflexion de Tesla sur l’utilisation des voitures et du système de partage qu’ils envisagent.

Week-end & Vacances

J’essaye maintenant de prendre le train en priorité.

Si je prends la voiture c’est maintenant uniquement en covoiturage. Cela divise les émissions directe.

La voiture électrique est encore en cours de développement mais elle sera une solution viable encore plus en France avec une électricité provenant du nucléaire très peu émettrice.

L’avion

C’est la bête noire. Je ne peux pas dire que je me suis privé particulièrement de partir en vacances, mais le fait de prendre l’avion est une considération très difficile pour moi.

J’adore pourtant le concept, l’ambiance de l’aéroport, l’accélération au décollage, la science et la technologie que les humains ont réussi à inventer, être au dessus des nuages, le coucher de soleil…

Mais dans ma tête ce que je pense en premier lorsque que je pense à l’avion c’est que ça flingue mon bilan carbone. Donc je contribue au problème le plus influent dans notre société.

La seule option que je connaisse pour ne pas m’exclure totalement de la société dans laquelle je m’inscris qui part de plus en plus en vacances et de plus en plus loin, est de compenser mon voyage.

Compenser c’est donner de l’argent à une association l’équivalent des tonnes de carbone émises au prix du marché.

En retour, cette association participe à la création de projets permettant de réduire les émissions de carbone en plantant des arbres ou en construisant des systèmes de production d’energies renouvelables.

Par exemple, pour aller en corse j’ai pris le Ferry. Pour aller à Barcelone, j’ai pris le train. Pour aller autre part dans les pays proches, je regarde d’abord l’option train au lieu de l’avion. Idéalement, j’oriente la décision de voyage de groupe vers une destination moins loin.

Il y a tellement à découvrir en France et autour de ce pays que cela me conforte dans mes choix.

Je n’ai pas fais beaucoup de voyage en avions d’une manière générale par rapport à mon milieu social, mais au moins depuis 2014 mes voyages sont compensés via la fondation Goodplanet.

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